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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 15:45

Enfin un vrai abri de jardin.

Mon ancien abri de jardin provisoire en métal a fait son temps.
Trop petit, pas assez haut, et trop petit :)
Maintenant que mon mur de soutènement est fini, j'ai enfin pu investir dans un vrai abri de jardin.
Faisons les choses sérieusement.
Tout d'abord, la dalle qui va le supporter. J'ai creusé des fondations qui ont accueilli un rang d'agglos, c'est sur eux que reposera l'abri.
Ensuite, j'ai coulé une dalle au milieu qui servira donc de plancher.



Dans chaque angle, j'ai mis des parpaings d'angle justement.
Les trous seront remplis de béton et serviront à sceller des cornières métal.



Pour alimenter l'abri en électricité, je coule directement dans la dalle un tuyau pour faire passer une gaine.
Le tuyau ressort de l'autre côté des parpaings, dans la dalle.



Comme on peut le voir sur cette photo, l'abri est installé dans un angle du terrain.



Pour un  premier essai, elle est pas trop mal ma dalle.



Je vous présente l'abri de jardin dans sa version tas de planches, y a plus qu'à.



Première étape, traiter toutes les planches constituant l'abri de 2 couches de produit protecteur.
A la station en utilisant le réservoir dorsal de 4 litres, c'est plus rapide, pas besoin de remplir le godet tout le temps.



Le produit en question et le réservoir dorsal. Je peux vous l'avouer, c'est galère comme étape...



Ce qui est le plus galère, c'est de trouver une solution pour stocker les planches que l'on vient de traiter.
Je fais avec tout ce que je trouve...système D :)



Il y en a dans tous les coins, pas facile d'avancer dans ces conditions...



Après la première couche, je peux tout empiler à partir du moment que c'est sec.



Vivement que l'abri soir fini pour ranger tout ce capharnaüm.



Et c'est parti pour le vernis. Comme l'abri est dans un angle, les planches au niveau du grillage seront inaccessibles quand j'aurai monté l'abri.
Je les vernis donc par anticipation pour éviter le problème.



Tant qu'à être dans le vernis, je m'occupe des bouts de planche qui seront cachés derrière les grillage une fois l'abri monté.



Quand la première zone de stockage est pleine, j'attaque la deuxième...



Une fois que toutes les pièces indispensables sont vernies, je peux attaquer la construction proprement dite.
Pour isoler l'abri de la dalle, et sur les conseils de mon revendeur, j'ai mis en place des poutres de sol.
C'est parti pour le domino.



Il faut bien mettre d'équerre le premier niveau, car après...



C'est d'une simplicité sans nom, comme les maisons en bois de mon enfance...
Un maillet caoutchouc en guise d'outil, et ça roule.



Il faut à peine une heure pour en arriver à ce stade.



Pour la mise en place des pignons, c'est plus facile d'être deux, et de les mettre en place en l'absence de vent.
Manque de bol, j'ai dû me débrouiller tout seul, il n'y avait pas de vent, c'est déjà ça.



Finalement, c'est la mise en place des portes qui prends le plus de temps, le réglage surtout avant de fixer défintivement les charnières.



Allez, mise en place des voliges pour le mettre hors d'eau.
Côté jardin, c'est pas trop haut, mais côté chemin piétonnier, je suis à 4 mètres de haut, sagirait de pas tomber.




Il reste un bout de ciel bleu, c'est presque fini.



Allez, ça c'est bon. Sur le pignon, dans mes vernis par anticipation, j'ai oublié de faire une latte, ça se voit un peu quand même.
Ca va, elle n'est pas trop difficile d'accès, hormis l'escalier.




Côté chemin, j'ai vernis jusqu'au bon niveau, il ne me restera plus qu'à terminer.



Il reste encore pas mal de bazar, mais ça va bientôt s'arranger.



Les portes font face au soleil du soir, il est très agréable en fin de journée.



La toiture fournie d'origine est de la toile de feutre bitumée, c'est pas terrible.
Je vais commencer avec ça, mais il se peut que dans quelques temps je mette autre chose de plus esthétique.
Bon, pour commencer, il faut la dérouler en couper des pans de 3m50.



Au niveau du faîtage, rien n'est prévu pour protéger la toile de feutre bitumée des coins saillants des planches.
En cherchant dans mes stocks, je trouve des panneaux magnétiques souples : faciles à poser, résistants, souples, maléables, je les utilise pour protéger.



Il ne faut pas lésiner sur les agraphes...



Pour mettre en place facilement les rouleaux de feutre, je les roule en partant de chaque extrémité vers le milieu.



Ensuite, je mets le milieu au niveau du faîtage, et je laisse dérouler de chaque côté.



Centrage de chaque rouleau, calcul du chevauchement, agraphage et mise en place des lattes de fixation.



Le feutre est replié sous les voliges et fixé par des agraphes.



Pour améliorer la finition de l'ensemble, je coupe les lattes de fixation de sorte à ce qu'elles jointent au mieux.



Passons maintenant à la phase qui m'a pris le plus de temps : la pose des gouttières.
Pour commencer, j'ai dû mettre une baguette 1/4 de rond pour éviter que les gouttes d'eau ne remontent le long du bitume.



Les lattes sous volige sont fixées verticalement et non plaquée au toit pour recevoir les fixations de la gouttière.
C'est un détail, mais il faut percer suffisament profond pour noyer les vis sans que ces dernière dépassent du toit.



Ensuite, il faut fair plusieurs essais de cale qui vont jouer sur la profondeur de fixation de la latte.
Trop loin, l'eau passe entre la gouttière et le mur, trop près, en cas de forte pluie, l'eau passe par dessus la gouttière...



Voilà, j'ai trouvé la bonne distance.



Celà dit, pour les petites pluies, l'eau à tendance à ne pas vouloir descendre comme il faut dans la gouttière,
une petite jupe va finir de solutionner ce problème.




J'ai eu l'occasion de vite tester l'efficacité de mes gouttières.
J'ai à peine eu le temps de mette en place le dernier coude du collecteur qu'un orage a éclaté. Ca marche...




Les deux gouttières sont connectées, et alimenteront une cuve de récupération des eaux de pluie, en attendant, ça arrose l'escalier.



Je n'en ai pas parlé mais ça se voit, j'ai fini de vernir les dernières lattes...



Il reste à mettre des vitres et à fixer comme il faut la poignée.



C'est fait. Les vitres sont siliconnées pour l'étanchéité, et la serrure est maintenant opérationnelle.



Comme la porte jointe mal en bas, je mets un verrou qui va la maintenir.



Et voilà...




Pour marcher à pieds secs autour de l'abri, j'encaisse avec le tas de gravas qu'il me reste.




Un ciment liquide pour stabiliser les gravas et je vais pouvoir bétonner et mettre des dalles.




Quelques caractéristiques de l'abri de jardin :

Emprise au sol : 2m98 sur 2m98
Dimensions extérieur hors tout : 3m20 sur 3m20
Epaisseur des lattes : 28mm
Surface utile interne : 7,5 m²
Hauteur sous faîtiere : 2m30

Mon avis sur cet abri :
C'est le premier prix dans la gamme des 28 mm d'épaisseur.
Il faut intégrer le fait que le bois dôit être traité.
Les pièces constituant la structure sont de bonne qualité.
Je n'ai pas eu trop de noeuds ni de défauts disgracieux.
La qualité d'assemblage des portes laisse un peu à désirer. J'ai dû refaire les cadres de fenêtre, et remettre en place certaines vis qui étaient dans le vide.
Pour ce qui est des pignons avant et arrière, les dimensions ne sont pas très fiables :
Une fois les madriers en place, ceuux ci dépassent de la structure faisant une bosse pour la fixation des voliges, J'ai dû également reprendre cette partie.
L'abri est prévu pour être assemblé par des pointes, il manque clairement des vis pour certains assemblages que j'ai solidifiés, tout en respectant le travail du bois.
L'abri, comme beaucoup d'autres d'ailleurs est livré brut d'accessoires. il faut penser à prévoir les vitres pour les fenêtres ainsi que les gouttières.
Pour avoir une finition correcte, il ne faut pas hésiter à retravailler certaines pièces comme les lattes de fixation du bitume.
Enfin, ce qui est le plus flagrant du "niveau" de prix de cet abri, c'est justement le toit : le feutre de bitume, c'est pratique, pas cher, mais pas terrible...

En prenant en compte toutes ces considérations, je le trouve réussi, esthétique, et au final bien fini (avec les quelques touches que j'ai apportées).
Je n'ai pas fait le calcul du temps passé. Disons qu'en gros, coulage de la dalle + traitement du bois + lasure extérieure et intérieur + contruction de l'abri + réglages + mise en place des accessoires, j'ai dû y consacrer pas loin de 120 heures.
Enfin, pour ce qui est du budget total : abri + produits de traitement + accessoires + dalle, on est dans les 1200 euros (dont 800 pour l'abri).

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commentaires

Louise d'Abri de jardin 19/10/2015 12:47

Félicitations vous avez fait du beau travail ! Quel type de bois avez-vous utilisé ? En ce qui concerne le vernis, il faut en remettre tous les ans ?

Icelade 19/10/2015 20:32

Bonjour et merci pour votre commentaire. Le bois de l'abri de jardin est du pin massif. Pour ce qui est du vernis, je n'en ai pas remis depuis sa mise en place, si ce n'est quelques retouches au niveau des portes qui sont fortement exposées aux intempéries.

Fabien 11/08/2015 13:59

bonjour,

vous avez fait du beau travail, je vais commencer la construction d'un abri similaire au votre.
pouvez vous m' apportez plus de détail sur l'isolation du chalet avec la dalle. je vois des planches de bois sur vos photos ??
Avez vous remplacé la toile bitumé si oui par quoi ?
Cordialement
Fabien

Icelade 19/10/2015 20:34

Bonsoir et désolé pour ma réponse tardive. L'isolation du chalet avec la dalle est assuré par des supports spéciaux achetés à l'époque chez Leroy Merlin.
Pour ce qui est de la toile bitumée, je n'ai pas eu le temps de m'en occuper cet été mais il va falloir impérativement que j'y pense pour l'été prochain, je verrai ce que je mettrai à la place.

Cordialement