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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 15:45

Enfin un vrai abri de jardin.

Mon ancien abri de jardin provisoire en métal a fait son temps.
Trop petit, pas assez haut, et trop petit :)
Maintenant que mon mur de soutènement est fini, j'ai enfin pu investir dans un vrai abri de jardin.
Faisons les choses sérieusement.
Tout d'abord, la dalle qui va le supporter. J'ai creusé des fondations qui ont accueilli un rang d'agglos, c'est sur eux que reposera l'abri.
Ensuite, j'ai coulé une dalle au milieu qui servira donc de plancher.



Dans chaque angle, j'ai mis des parpaings d'angle justement.
Les trous seront remplis de béton et serviront à sceller des cornières métal.



Pour alimenter l'abri en électricité, je coule directement dans la dalle un tuyau pour faire passer une gaine.
Le tuyau ressort de l'autre côté des parpaings, dans la dalle.



Comme on peut le voir sur cette photo, l'abri est installé dans un angle du terrain.



Pour un  premier essai, elle est pas trop mal ma dalle.



Je vous présente l'abri de jardin dans sa version tas de planches, y a plus qu'à.



Première étape, traiter toutes les planches constituant l'abri de 2 couches de produit protecteur.
A la station en utilisant le réservoir dorsal de 4 litres, c'est plus rapide, pas besoin de remplir le godet tout le temps.



Le produit en question et le réservoir dorsal. Je peux vous l'avouer, c'est galère comme étape...



Ce qui est le plus galère, c'est de trouver une solution pour stocker les planches que l'on vient de traiter.
Je fais avec tout ce que je trouve...système D :)



Il y en a dans tous les coins, pas facile d'avancer dans ces conditions...



Après la première couche, je peux tout empiler à partir du moment que c'est sec.



Vivement que l'abri soir fini pour ranger tout ce capharnaüm.



Et c'est parti pour le vernis. Comme l'abri est dans un angle, les planches au niveau du grillage seront inaccessibles quand j'aurai monté l'abri.
Je les vernis donc par anticipation pour éviter le problème.



Tant qu'à être dans le vernis, je m'occupe des bouts de planche qui seront cachés derrière les grillage une fois l'abri monté.



Quand la première zone de stockage est pleine, j'attaque la deuxième...



Une fois que toutes les pièces indispensables sont vernies, je peux attaquer la construction proprement dite.
Pour isoler l'abri de la dalle, et sur les conseils de mon revendeur, j'ai mis en place des poutres de sol.
C'est parti pour le domino.



Il faut bien mettre d'équerre le premier niveau, car après...



C'est d'une simplicité sans nom, comme les maisons en bois de mon enfance...
Un maillet caoutchouc en guise d'outil, et ça roule.



Il faut à peine une heure pour en arriver à ce stade.



Pour la mise en place des pignons, c'est plus facile d'être deux, et de les mettre en place en l'absence de vent.
Manque de bol, j'ai dû me débrouiller tout seul, il n'y avait pas de vent, c'est déjà ça.



Finalement, c'est la mise en place des portes qui prends le plus de temps, le réglage surtout avant de fixer défintivement les charnières.



Allez, mise en place des voliges pour le mettre hors d'eau.
Côté jardin, c'est pas trop haut, mais côté chemin piétonnier, je suis à 4 mètres de haut, sagirait de pas tomber.




Il reste un bout de ciel bleu, c'est presque fini.



Allez, ça c'est bon. Sur le pignon, dans mes vernis par anticipation, j'ai oublié de faire une latte, ça se voit un peu quand même.
Ca va, elle n'est pas trop difficile d'accès, hormis l'escalier.




Côté chemin, j'ai vernis jusqu'au bon niveau, il ne me restera plus qu'à terminer.



Il reste encore pas mal de bazar, mais ça va bientôt s'arranger.



Les portes font face au soleil du soir, il est très agréable en fin de journée.



La toiture fournie d'origine est de la toile de feutre bitumée, c'est pas terrible.
Je vais commencer avec ça, mais il se peut que dans quelques temps je mette autre chose de plus esthétique.
Bon, pour commencer, il faut la dérouler en couper des pans de 3m50.



Au niveau du faîtage, rien n'est prévu pour protéger la toile de feutre bitumée des coins saillants des planches.
En cherchant dans mes stocks, je trouve des panneaux magnétiques souples : faciles à poser, résistants, souples, maléables, je les utilise pour protéger.



Il ne faut pas lésiner sur les agraphes...



Pour mettre en place facilement les rouleaux de feutre, je les roule en partant de chaque extrémité vers le milieu.



Ensuite, je mets le milieu au niveau du faîtage, et je laisse dérouler de chaque côté.



Centrage de chaque rouleau, calcul du chevauchement, agraphage et mise en place des lattes de fixation.



Le feutre est replié sous les voliges et fixé par des agraphes.



Pour améliorer la finition de l'ensemble, je coupe les lattes de fixation de sorte à ce qu'elles jointent au mieux.



Passons maintenant à la phase qui m'a pris le plus de temps : la pose des gouttières.
Pour commencer, j'ai dû mettre une baguette 1/4 de rond pour éviter que les gouttes d'eau ne remontent le long du bitume.



Les lattes sous volige sont fixées verticalement et non plaquée au toit pour recevoir les fixations de la gouttière.
C'est un détail, mais il faut percer suffisament profond pour noyer les vis sans que ces dernière dépassent du toit.



Ensuite, il faut fair plusieurs essais de cale qui vont jouer sur la profondeur de fixation de la latte.
Trop loin, l'eau passe entre la gouttière et le mur, trop près, en cas de forte pluie, l'eau passe par dessus la gouttière...



Voilà, j'ai trouvé la bonne distance.



Celà dit, pour les petites pluies, l'eau à tendance à ne pas vouloir descendre comme il faut dans la gouttière,
une petite jupe va finir de solutionner ce problème.




J'ai eu l'occasion de vite tester l'efficacité de mes gouttières.
J'ai à peine eu le temps de mette en place le dernier coude du collecteur qu'un orage a éclaté. Ca marche...




Les deux gouttières sont connectées, et alimenteront une cuve de récupération des eaux de pluie, en attendant, ça arrose l'escalier.



Je n'en ai pas parlé mais ça se voit, j'ai fini de vernir les dernières lattes...



Il reste à mettre des vitres et à fixer comme il faut la poignée.



C'est fait. Les vitres sont siliconnées pour l'étanchéité, et la serrure est maintenant opérationnelle.



Comme la porte jointe mal en bas, je mets un verrou qui va la maintenir.



Et voilà...




Pour marcher à pieds secs autour de l'abri, j'encaisse avec le tas de gravas qu'il me reste.




Un ciment liquide pour stabiliser les gravas et je vais pouvoir bétonner et mettre des dalles.




Quelques caractéristiques de l'abri de jardin :

Emprise au sol : 2m98 sur 2m98
Dimensions extérieur hors tout : 3m20 sur 3m20
Epaisseur des lattes : 28mm
Surface utile interne : 7,5 m²
Hauteur sous faîtiere : 2m30

Mon avis sur cet abri :
C'est le premier prix dans la gamme des 28 mm d'épaisseur.
Il faut intégrer le fait que le bois dôit être traité.
Les pièces constituant la structure sont de bonne qualité.
Je n'ai pas eu trop de noeuds ni de défauts disgracieux.
La qualité d'assemblage des portes laisse un peu à désirer. J'ai dû refaire les cadres de fenêtre, et remettre en place certaines vis qui étaient dans le vide.
Pour ce qui est des pignons avant et arrière, les dimensions ne sont pas très fiables :
Une fois les madriers en place, ceuux ci dépassent de la structure faisant une bosse pour la fixation des voliges, J'ai dû également reprendre cette partie.
L'abri est prévu pour être assemblé par des pointes, il manque clairement des vis pour certains assemblages que j'ai solidifiés, tout en respectant le travail du bois.
L'abri, comme beaucoup d'autres d'ailleurs est livré brut d'accessoires. il faut penser à prévoir les vitres pour les fenêtres ainsi que les gouttières.
Pour avoir une finition correcte, il ne faut pas hésiter à retravailler certaines pièces comme les lattes de fixation du bitume.
Enfin, ce qui est le plus flagrant du "niveau" de prix de cet abri, c'est justement le toit : le feutre de bitume, c'est pratique, pas cher, mais pas terrible...

En prenant en compte toutes ces considérations, je le trouve réussi, esthétique, et au final bien fini (avec les quelques touches que j'ai apportées).
Je n'ai pas fait le calcul du temps passé. Disons qu'en gros, coulage de la dalle + traitement du bois + lasure extérieure et intérieur + contruction de l'abri + réglages + mise en place des accessoires, j'ai dû y consacrer pas loin de 120 heures.
Enfin, pour ce qui est du budget total : abri + produits de traitement + accessoires + dalle, on est dans les 1200 euros (dont 800 pour l'abri).

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 23:41

Mise en place d'un cuve de récupération des eaux de pluie

Récupérer l'eau de pluie est une démarche écologique, citoyenne et économique.
Les cuves extérieures sont soit pas très esthétiques encombrantes et d'un tarif raisonnable,
soit esthétiques mais chères en regard du volume d'eau récupéré. D'un autre côté l'option des cuves enterrées, et indépendamment du prix de la cuve relativement abordable, 
sont synonymes de travaux de terrassement qui peuvent en refroidir plus d'un,
surtout quand ce n'est pas dans le cadre d'une construction...

J'ai tiré parti de la configuration de mon terrain.
Une partie étant en forte pente, la moitié du travail était déjà faîte pour ce qui est du trou.
J'ai donc sorti ma bêche, pour m'attaquer aux derniers 130 cm à creuser (quand même).
Et puis la terre que j'ai retirée sera réutilisée pour combler le trou de la pente au niveau du mur de soutènement.
C'est ce qui s'appelle faire d'une pierre deux coups.

Mon choix s'est porté sur une cuve d'une capacité de 1600 litres composée de 2 éléments à assembler.
Il est possible d'en chaîner plusieurs en série pour ceux ayant des besoins supérieurs en capacité de récupération.
Le tube en plastique gris que l'on voit dépasser est en fait placé à l'intérieur de la cuve en position verticale.
Il sert à rigidifier la cuve dans les configurations enterrées.



Et c'est parti pour creuser le trou.



Le trou fait 1m30 de profondeur par rapport au niveau d'où j'ai creusé.
Par rapport à la hauteur du terrain, on est à un peu plus de 2 mètres de profondeur.



Je mets comme préconisé du sable au fond du trou pour stabiliser la base de la cuve.



L'assemblage des deux cuves est assez aisé, mais vaut mieux être deux pour la phase de mise en place du joint.
Les deux cuves sont maintenues par des clips que l'on graisse pour les mettre en place.



On les met en place avec un maillet, en opposition 1 sur 2
Le joint est ainsi pris en sandwich et maintenu sous pression.



Il y en a un paquet à mettre en place.



Ce qui est compliqué après, c'est de descendre la cuve au fond du trou.
On le fait en deux temps.
Première phase, on va la descendre au niveau du sol.



Ensuite, on va la descendre au fond du trou en faisant glisser les tubes métal vers l'extérieur;



Et voilà, elle est en place. Avant de remettre la terre, il faut commencer par la remplir.
J'utilise pour celà l'eau de ma cuve aérienne.
Les trous percés dans la partie haute correspondent pour le plus grand à la trappe de regard,
et pour le plus petit c'est l'alimentation en eau en provenance des gouttières.



Sitôt la cuve remplie des 300 litres des la cuve extérieure, je peux remettre la terre pour finir de la stabiliser.
Je pose des seaux pour protéger les orifices déjà percés.



Pour finir d'enterrer complètement la cuve, il me faut faire le système de trop plein.
Je fais le choix de faire deux évacuations de trop plein à deux niveaux différents.
En cas de montée rapide de l'eau dans la cuve, le deuxième trop plein prends ainsi le relais.



J'utilise du tuyau d'arosage de 19mm de section interne pour évacuer l'eau.
Le tuyau est directement raccordé à l'intérieur de la cuve.



Afin de le protéger, il est passé dans une gaine faîte avec une chute de drain entouré de film géotextile.



Et pour évacuer l'eau facilement et rapidement, le trop plein est connecté sur deux barbacanes du mur.
Je fais des tests et tout fonctionne comme il faut.
Même avec une arrivée d'eau importante, le deuxième trop plein fontionne à son minimum.



Il ne me reste plus qu'à coller mon tuyau en PVC de 200 qui va me servir de regard de contrôle.
Je peux finir de recouvrir la cuve de terre.



Prochaine étape, mettre en place une pompe de surface pour utiliser l'eau ainsi récupérée.
Précision, je vais mettre en sortie de gouttière une vanne afin de déconnecter la réserve pendant l'hiver.
Inutile en effet une fois qu'elle sera pleine de solliciter les trop plein et mouiller les pieds des piétons :)

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 14:17

Création et construction d'un mur de soutènement

Cet article va vous présenter en un peu moins de 100 photos les étapes par lesquelles je suis passé pour créer et construire un mur de soutènement.
Juste pour rappel, un mur de soutènement est un mur vertical qui retient la terre et s'oppose à la poussée de celle-ci.
Voici un lien expliquant et détaillant les techniques de construction d'un mur de soutènement.

Les caractéristiques principales de mon mur sont les suivantes

Longueur en facade : 19 mètres
Ce mur a deux retours : 8 mètres côté jardin et 15 mètres côté escalier.
Au total, mon mur fait donc 42 mètres
Pente de 1.8% sur les 19 mètres (35 cm de différence de niveau)
Hauteur apparente : 1m50 (de 1.90 à 2.20 m avec les fondations)
Matériaux : 450 parpaings de 20 et 15cm.
10 tonnes de béton et mortier.

Le poids total approximatif de ce mur est de l'ordre de 19 tonnes, ça fait les bras...

Pour les détails, c'est maintenant.



Une partie de mon terrain était en forte pente, inexploitable, et dangeureuse pour les enfants.
J'ai décidé de remplacer la clôture en grillage par un mur, et de combler la pente avec de la terre.
J'ai donc fait un mur de soutènement de 19 mètres de long pour exploiter à leur juste mesure les 60m² de terrain en pente.



Au début, il faut donc creuser pour les fondations. Ca se corse quand j'attaque dans la partie du terrain qui remonte.
J'ai la terre presque au niveau des épaules.



Au fur et à mesure que je creuse ma tranchée pour les fondations, je stocke la terre excavée derrière des panneaux en bois que j'ai récupérés.
Au moins, je n'ai pas le soucis de devoir évacuer la terre vu que je vais la réutiliser.



Pour corser la chose, je n'ai pas "que" la tranchée à creuser, il me faut aussi dégager les thuyas au niveau des deux retours.
Ca représente 10 pieds côté jardin, et 18 pieds côté escalier.



Ca m'a pris beaucoup plus de temps que prévu pour creuser ces fondations : presque  15 jours.
En fait, je devais tous les 2m50 retirer les poteaux du grillage et casser la gangue de béton avec laquelle ils étaient scellés.
Avec un petit marteau piqueur, ça me prenait 30 minutes pour casser ce fichu bloc de béton !!!
Pour agrémenter le chantier, j'avais au niveau du chemin de ma tranchée d'anciennes fondation pour maintenir les plaques en ciment.
Et enfin, cerise sur le gateau, les racines des arbres mais également du mille perthuis rendant l'usage de la bèche impossible.
Une vraie galère...
Et de temps en temps, la pluie :)
Misère, misère.



Au niveau du retour côté jardin, je suis tombé en plein dans des grosses pierres, amusant.



Allez, je continue de creuser et de stocker ma terre en espérant qu'elle ne s'éboulera pas.
Les poteaux en métal sont enfoncés profondément, mais bon...
J'en profite également pour isoler les gravas de la terre.



Les choses sérieuses vont bientôt pourvoir commencer avec la livraison des matériaux.
Vu le nombre d'aller-retours que j'ai du faire par la suite avec la remorque pour le complément en matériaux, je me dit que j'aurai dû voir plus large...



J'ai bien progressé au niveau de ma tranchée, plus que 3 mètres, et côté chemin, c'est terminé.



Les parpaings ayant été livrés un peu loin de la zone de travail, j'ai dû créer une zone de stockage au plus près de l'emplacement du mur.
Chaque parpaing a fait le chemin depuis l'avant de la maison jusqu'à la pente en passant par l'escalier et ses 11 marches.
J'ai calculé que c'est comme si j'étais monté à vide par les escaliers au dernier étage de la tour Eiffel,
et que j'en sois redescendu avec un parpaing dans les bras, toujours par les escaliers,
et qu'après j'ai traversé le jardin du champ de mars.



Je stocke pour le moment dans la tranchée toute la ferraille qui m'a été livrée.



Le tas de terre vu depuis le haut du terrain.



Bien, la tranchée de fondations est terminée côté chemin, j'arrache donc les pieds de thuyas, et je vais pouvoir creuser les fondations à côté de l'escalier.



Voilà déjà pour 2m50, avec un trou pour le poteau d'ancrage.
J'en profite également pour commencer à approcher les parpaings.



Et par la même occasion, je stocke le gravier pour la semelle.



Allez, c'est parti, tous les 2 mètres 20, je creuse sur 30 cm de plus à l'emplacement des futurs poteaux béton.
Je commence à mettre en place le gravier.



Côté jardin, j'ai également creusé un trou pour le poteau d'ancrage.
Quand je mets les pieds dans le trou, la terre est plus haute que ma tête.



On passe à l'étape du ferraillage.
Mise en place de la semelle filante et des ferrailles à poteau.



Pour parfaitement ancrer les fondations dans le sol, je coupe les tiges à béton de 16mm en tronçons de 80 cm.
A la masse, je les plante de 60 cm dans le sol.



Ils sont plantés en quinquonce pour une meilleure accroche.
J'en profite pour fixer la semelle en hauteur sur les tiges en acier.
Dans le lot, on voit également des anciens poteaux à grillage.



Ciment, gravier et sable sont stockés en haut. C'est en contrebas que j'ai besoin du béton.
Je mets en place la bétonnière au bord de la pente et je la maintiens avec du poids.



Et pour que le béton descende facilement, je construit une goulotte en bois pour utiliser la gravité à mon avantage. Le béton arrive ainsi directement dans la tranchée.



Mon père vient me filer un coup de main sur deux jours pour couler les 7 tonnes des fondations



Pour ce genre d'opération, ça va quand même plus vite à deux.
Il s'occupe de la bétonnière, et moi de la répartition du béton dans les 25 mètres de tranchée.



Les fondations font 40 cm de large sur 40 cm de profondeur.
Au niveau des poteaux, on est à 70 cm de profondeur rien que pour la partie fondation.
Les ferailles sont solidarisées dès le départ avec les fondations, pour une plus grande résistance.
Pour la construction du mur, il me faudra par contre enfiler les parpaings comme des "perles".



Pour emmener le béton sur les 25 mètres de tranchée, j'ai du adapter la goulotte pour mettre la brouette.



Nous avons pris le parti de mettre en place le premier rang de parpaings directement sur les fondations sitôt le béton coulé.
Et pour avoir une assise bien solide, le premier rang de parpaings est percé et rempli de béton. Merci le perforateur.



Et voilà, les fondations sont coulées, le premier rang de parpaings posé et rempli de béton, sur toute la longueur...



Mais également au niveau des retours.
Au bout du retour, on voit une ferraille rouge.
Il s'agit d'une cornière de porte de garage en acier de 2 mètres de haut.
Elle est enfoncée de 1 mètre dans le sol à la masse, et coulée dans le trou d'un parpaing d'angle.
Les fondations sont de 70 cm de hauteur à ce niveau. Elle sert d'ancrage au mur sur le retour côté jardin.



Il y a la même côté escalier.
On voit sur cette photo que le premier rang de parpaings est en contrebas par rapport au sol du chemin, c'est voulu.



Et c'est parti pour le deuxième rang, en commençant par les parpaings au niveau des poteaux.
Je mets également en place le tuyau de drainage à la base du mur.
L'eau est en effet le pire ennemi d'un mur de soutènement.
Il est impératif de l'évacuer par tous les moyens pour diminuer la pression.



C'est parti, je continue de mettre en place les parpaings. Je suis régulièrement obligé de retailler les parpaings pour bien jointer avec les parpaings de poteau déjà en place.




On prends les mêmes et on recommence, au tour du troisème rang de parpaings.
Toujours en commençant par les poteaux



Les parpaings des poteaux sont posés en opposition à chaque étage.
A ce stade de la construction, j'ai posé le film géotextile autour du drain et revouvert de 10 cm de gravier, ce que l'on voit au pied du mur.



Pour évacuer efficacement l'eau, j'équipe le mur de barbacanes traversantes entre le deuxième et le troisième rang de parpaings. Une tous les 1m50 environ.
Pour les mettre en place, je suis obligé d'entamer les parpaings en cassant les angles en bas.




Et de quatre. Au niveau du tas de parpaings, on voit que le mur n'est pas vraiment droit.
Je vais rattraper sa rectilignité avec le 5ème rang.



En fait, pour assurer une rigidité et une bonne cohésion d'ensemble, le 5ème rang est constitué d'agglos de chaînage.



Au niveau de chaque emplacement de poteau, je suis obligé de mettre en forme les parpaings de chaînage pour intégrer les ferrailles des poteaux avec les ferrailles de chaînage. Une vraie partie de plaisir



Et toujours dans le soucis constant d'améliorer la rigidité de mon mur, je créé des poteaux intermédiaires entre les poteaux de structure.
Ils sont ferraillés, traversent les ferrailles de chaînage, et commencent à partir du 3 ème rang de parpaings.
En faisant ainsi, je me retrouve donc avec un poteau tous les mètres quasiment.



Comme je le disais, je rectifie mes problèmes de niveau avec ce 5ème rang.
Je fais un système de reprise de niveau avec des planches, ce qui me permet de répartir sur mes 19 mètres les 35 cm de pente. J'ai en effet pris l'option de construire le mur en suivant le profil du chemin plutôt qu'en le faisant de niveau, c'est plus esthétique.



Je fais donc les découpes à la disqueuse pour retrouver une "ligne droite" visuellement.
On voit sur cette photo les ferrailles des poteaux intermédiaires qui dépassent.
On voit également que j'ai mis un deuxième niveau de barbacanes en décalé.
L'eau ne devrait pas stagner derrière le mur avec tout ça :)
Autant dire que j'ai passé pas mal de temps sur ce 5ème niveau avec toutes les contraintes qu'il concentrait.



Intégration du chaînage dans la ferraille des poteaux.



Il ne reste plus qu'à couler le béton.



Jusque dans les angles.



On voit bien sur photo l'illustration de l'adaptation du 5ème rang, au niveau de l'angle.
Je ne coule pas le béton jusqu'au bout volontairement, car je ferai une reprise du chaînage pour la suite du mur.



Un visu de la rectification du mur, il reste un petit "accident" de planéité.



Et de 6...



Et maintenant 7, ça touche à sa fin...



Sur le retour côté jardin, j'ai mis un peu trop de béton par rapport à la rectification de la hauteur.
J'ai dû attaquer à la disqueuse. Il est bien homogène mon béton.



J'ai récupéré les panneaux de grillage soudé de la clôture initiale.
En les coupant en deux sur leur hauteur, ils me permettront de mettre du grillage sur toute la longueur et le retour côté escalier, ça de moins à acheter.
Les poteaux ont subi le même sort.



Comme je veux être sûr que mon mur ne se fasse pas la malle, j'ai mis des anitvols...
J'ai mis un fer à béton autour des souches des arbres et l'extrémité est coulée dans le béton des poteaux avec reprise sur la ferraille.



Fixation à la masse avec des clous "spéciaux" enfoncés de près de 10 cm.
Je précise que par la suite les arbres ont été abattus, ne reste que la souche qui va se trouvée enterrée après la mise à niveau du sol.



Fixation côté mur. La fer à béton est coudé vers l'intérieur du trou.



Mise en place des parpaings du dernier rang avec calcul au plus juste de l'emplacement des poteaux, pas le droit à l'erreur.



C'est parti, le parpaings perpendiculaire au mur représente l'emplacement futur d'un poteau. On voit sur ce cliché les ferrailles de fixation à la souche au niveau de l'angle de l'escalier.



Côté escalier justement, et afin de pouvoir mettre les panneaux de grillage, il me faut continuer le mur un peu plus loin dès maintenant.
Donc je creuse à nouveau, fondation, parpaings, chaînage, béton...



Nous voilà arrivés à la hauteur de mur définitive.



Pour me créer un peu de jeu au niveau de l'emplacement pour sceller les poteaux, j'ai coupé des parpaings d'angle qui me permettent de créer une zone de scellage large et bien solidaire du mur du fait de l'ouverture en V.



Je ne sais pas comment je me suis pris, mais j'avais déjà scellé les parpaings pour la fixation du ferraillage sur la troisième souche. J'ai dû faire différemment.



C'est moins propre comme celà :(



Côté jardin, je vais devoir faire la jonction avec le bout de mur déjà existant. Je creuse donc pour que les fondations se chevauchent.



Béton et semelle filante pour la fondation.



Et je noie mon premier rang de parpaings dans les fondations.



Je peux donc faire la reprise au niveau du rang de chaînage et solidariser le chaînage avec la cornière métal d'ancrage.



Dès lors je peux finir de couler mon béton pour le chaînage.



Sur les retours, les parpaings sont posés à niveau, en escalier.



Dans l'angle, au niveau du bout de la première marche, on distingue l'extrémité du drain.



Pour faire la jonction avec le mur existant, je fais une clé avec deux agglos d'angle dont j'aligne les trous, je ferraille sur la hauteur au niveau des trous et je coule du béton en faisant un coffrage au niveau des trous.






Je commence à combler le trou avec la terre, et je mets une bache plastique pour protéger un peu le mur de l'humidité, le goudron coûtait trop cher pour la surface à traiter.



Revenons côté escalier, je n'ai pas été assez loin, je dois donc de nouveau prolonger le mur jusqu'au niveau de la fin des marches.



Pour des raccords de mur de la sorte, j'utilise à chaque fois des agglos d'angle, et je fais une clé de vérouillage au niveau de chaque trou en les alignant et coulant du béton.



Et un niveau de plus.



En faisant 3 marches, je me retrouve au niveau du sol en haut de l'escalier.




Maintenant que le raccord est fait, il ne me reste plus qu'à combler la différence de niveau en compatibilité avec les panneaux bois qui vont être posés au dessus de ce mur.



J'ai coupé des agglos sur leur hauteur pour créer la hauteur de marche dont j'ai besoin.



Je peux dès lors sceller les poteaux



Tous les moyens sont bons pour les maintenir de niveau pendant que le béton prends.



Les poteaux sont ainsi scellés sur 20 cm de haut.



C'est une chose qu'ils soient de niveau, il faut également qu'ils soient alignés sur une même ligne.
Je vérifie visuellement qu'il n'y en a pas en retrait ou en avant.



Il ne reste plus qu'à mettre en place les panneaux de grillage recoupés à la bonne hauteur.




Les panneaux de grillage font 80cm de haut, la hauteur depuis le sol est donc de 2m30.



Enorme coup de chance, la longueur au fond du jardin représente exactement la largeur de 4 panneaux avec les poteaux de fixation. Dans l'angle, vu que le poteau a une forme de I, le panneau bois s'insère en biais dans la partie creuse du I. Je n'ai qu'à mettre des vis à bois et tout est solidaire.



Sur cette photo se matérialise le pourquoi de créer une marche de la bonne hauteur, pour le 3ème panneau en partant de la droite.



Les panneaux de grillage sont en escalier sur toute la longueur du fait des 1.8% de pente



Je vous ai fait grâce des étapes de la construction du mur côté escalier, rien d'exceptionnel : deux à trois rangs d'agglos sur des fondations, le tout en escalier en fonction des panneaux de grillage pour rester à niveau.



Comme c'est plus facile d'accès, je scelle tous les poteaux d'un coup.
L'écartement des poteaux est garanti par les panneaux de grillage qui sont en place.



Une variante au niveau de la zone de scellage des poteaux.



Je m'améliore dans la technique pour garantir le niveau dans toutes les dimensions et avoir quand même la place pour couler le mortier.




Bientôt des photos du mur en situation avec les panneaux de grillage bien en place...

Comme promis, voici de nouvelles photos toures fraîches.
Tout dabord côté chemin pietonnier



Puis côté escalier.



Et enfin un panorama grand angle.



La suite de l'enduit, ainsi que la pose des chapeaux. Toute la longueur est scellée, reste à faire le retour.

 

mur (100)

 

Puis vient l'étape du crépis, à la main avec une tyrolienne. Ca se fait finalement assez bien, il m'a été facile de prendre le coup de main. On voit sur la photo qu'il m'en reste un petit bout à faire au fond. Les chapeaux du retour sont scellés et jointés.


mur (101)

Voilà le mur terminé, sous différentes vues. 

 

mur (103)

mur (104)

mur (105)

Le mur est terminé depuis plus de 5 ans et n'a pas bougé. Et il a tenu quasi aussi longtemps sans grafitis...les premiers ayant fait leur apparition il y a deux mois. 


Pour le plaisir, les photos de avant et après :


mur-part-1-mur--01-.jpgmur (102)


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