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1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 17:00

Une structure modulable pour aménager le mur du salon

Le meuble TV ainsi que la colonne Hifi ayant rejoint un autre salon, me voilà fort dépourvu quand l'écran plat fût venu...

Et oui, à la base, nous voulions gagner de la place et de la fluidité dans l'aspect visuel du mur du fond du salon, et en terme d'encombrement.
La TV cathodique fût donc sacrifiée sur l'autel de l'encombrement, pour laisser la place à un écran plat.
Du coup, le profond et solide meuble TV n'avait plus sa raison d'être, et la colonne Hifi constituant le deuxième élément de l'ensemble,
je me suis séparé de tout.

Je me suis mis en quète d'un système design, aérien, classe, et surtout modulable c'est à dire évolutif...
J'ai été particulièrement séduit par la réalisation de franckyRDS qui a fait un habillage de son mur de toute beauté pour accueillir son home cinema.
Cependant, son option ne proposait pas cette modularité à laquelle je suis particulièrement attaché.
En me promenant de gauche et de droite, je suis tombé sur des aménagements professionnels à base de crémaillères et de consoles...Génial...
Il ne me restait plus qu'à trouver ce genre d'équipement, en version design mais également solide.
J'ai trouvé mon bonheur chez le fournisseur SODAFI, qui propose ce genre de matériel.
Je pouvais donc aller chercher mes panneaux de bois massif, et attaquer le chantier.

Au départ, il n'y a rien, le mur est vide, prêt à accueillir les éléments...


Je commence donc par repérer les emplacements qui vont accueillir les chevilles. Les tasseaux en bois seront fixés à cet endroit...


Je peux ainsi fixer mes deux premiers tasseaux ainsi que mes deux premières crémaillères...


J'ai choisi une crémaillère en T dont la particularité est d'être discrète une fois les deux retours cachés par les planches en bois.
La zone de fixation des crémaillères, c'est à dire la partie visible ne fait que 6mm de large...


Quelques trous plus tard, mes 4 crémaillères sont en place, espacées entre elles d'exactement la largeur des planches en sapin...
Je peux faire mes premiers essais de mise en place des consoles avec du poids dessus. Ca marche :)


Pour les planches des extrémités, il me faut faire une structure en tasseaux car elles n'ont rien sur quoi reposer...


Pour économiser le nombre de trous à faire dans le mur, j'ai fait des assemblages à demi tenon...


Une fois les structures latérales en tasseau terminées, je coupe et mets en place les tasseaux intermédiaires, entre les crémaillères...


Pour faciliter le passage des câbles en latéral et en transversal, j'ai volontairement laissé de la place entre les tasseaux, soyons prévoyant....


Toute la structure de support étant mise en place, je peux commencer à découper mes planches,
les mettre en forme au niveau du raccord avec les crémaillères, et les visser sur les tasseaux...


Gros plan sur un détail de la mise en forme de l'intérieur des planches en sapin...


Quelques coups de rabot et de visseuse plus loin, mes planches sont toutes fixées au mur...


Je peux maintenant m'atteler à faire les trous par lesquels passeront les câbles afin d'en masquer le plus possible...


Un peu de déco au milieu de tout le matériel, je fais deux petites planches pour les lampes d'éclairage d'ambiance.
Mine de rien, ça prends 1 heure à faire une planche comme celà...


La planche tient sans bouger sur la console parce que celle-ci est enfoncée en force dans l'épaisseur de la planche...


Les premiers essais grandeur nature avec les éléments, les lampes et un peu de déco mise en place...


Les éléments semblent suspendus dans le vide, magique...


Mon lecteur blue ray, qui fait aussi office de console de jeu. Notez les câbles invisibles...


Une des lampes d'ambiance (provenance IKEA)...


Détail sur le travail de la planche, il me faut affûter mes fraises...


Les consoles sont données pour supporter 40 kilos en étant espacées de 66 cm,
là, elles sont espacées de 40 cm, pas de problème de poids...




Je trouve que la partie planche + pied de l'écran alourdit trop le design.
Je vais fixer l'écran au mur, en utilisant tout simplement les crémaillères directement...




J'aime ce côté épuré...


Le gardien du temple...

 

L'étape suivante va être la mise en couleur des planches, mon choix penche entre une teinte taupe et un gris...à suivre.

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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 11:27

Des pieds magiques…???


Celà faisait quelques temps que je souhaitait construire des pieds pour mes bibliothèques. Je pensais initialement me faire des pieds avec tube rempli de sable, un peu comme ceux de Krapo ICI.

Et puis, je suis tombé sur les magic stand de Jean-Marie REYNAUD dont le design m'a conquis. Le problème, c'est que ces pieds ne sont plus produits d'une part, et que d'autre part leurs actuels propriétaires les gardent jalousement donc peu d'occasions. Ayant récupéré les principales dimensions de ces pieds, j'ai décidé de m'en construire une paire inspirée dans le design, et adaptée aux dimensions de mes enceintes. C'est parti.

Je commence par reporter sur les planches latérales l'emplacement des différentes planches constituant le résonnateur. Heureusement que je fais les tracés en symétrie, celà m'a évité la boulette, cf les traces de gomme sur la planche du bas.

 

Les emplacements des planches étant repérés, je peux faire les trous pour les tourillons d'assemblage.
 



Je peux faire les premiers essais d'assemblage à blanc, vérifier les assemblages et les jonctions


 
Gros plan sur la mise en forme du haut de la planche supérieure du résonnateur.



Et gros plan sur la mise en forme de la partie basse de la planche inférieure du résonnateur.
 

 
Pour finir de valider le montage à blanc, il ne reste qu'à mettre la planche du fond.


 
A première vue, tout est OK, ça jointe comme il faut, pas de mauvaise surprise.


 
Il ne me reste plus qu'à faire les mêmes opérations pour le deuxième pied.


 
Avant d'aller plus loin, je fais un essai avec les enceintes posées dessus pour vérifier qu'il n'y a pas d'incohérence de proportions.
Les enceintes ainsi posées sont moins hautes que sur mes précédents "pieds".


 
Les magic stand d'origine ont le support du bas en médium peint en noir comme le reste du corps. Quitte à personnaliser les miens, j'ai opté pour une base en pin massif, en utilisant une chute des plateaux du meuble TV.
Un coup de scie circulaire pour le mettre à la bonne taille...


 
Puis passage à la défonceuse avec une fraise à 45° équipée d'un roulement pour mettre en forme la partie haute de la planche.
Grâce à l'utilisation d'un tapis anti-dérapant, j'ai pu me passer de l'utilisation des serre-joints qui se seraient forcément trouvés sur le chemin de la défonceuse. Bien pratique, et très efficace.


 
Je renouvelle l'opération pour le deuxième pied et me voilà avec deux supports en pin massif et mis en forme.


 
L'arrière du résonnateur comme on ne le verra jamais plus une fois les planches collées.


 
Il est temps de passer aux étapes de collage. Je profite de la taille des pieds compatible avec l'ouverture de mes serre-joints pour les coller 2 à 2. Je commence donc par la mise en pression des côtés.



Certes, la partie arrière du résonnateur ne sera presque plus visible une fois la face arrière collée.
Mais comme il y a une petite "fenêtre" au niveau au niveau de la bouche du résonnateur, je peins la partie cachée, ce qui me donne l'occasion de faire mes premiers essais de peinture avec la station HVLP. Bien, il va falloir que je m'entraîne sérieusement, j'ai fait des gros pâtés, avec coulures...heureusement que c'est une partie cachée...
 

 
La peinture intérieure étant terminée, je peux maintenant coller les planches du fond, toujours 2 à 2 en mettant les pieds face à face.


 
Pour ce qui est de la finition, j'ai pris l'option cette fois ci de ne passer une couche de sous couche que sur les champs des planches histoire d'expérimenter.
Bon, ça marche, ça permet d'utiliser moins de sous couche et ça facilite le travail de ponçage.


 
Après 3 couches de sous couche, il faut se lancer, pour 3 couches de peinture noire cette fois ci. J'expérimente grandeur nature la peinture de finition avec la station HVLP.
Le résultat est encore perfectible, mais ça devient très correct pour une finition domestique dans une pièce non traitée pour (poussières et particules en suspension)


 
Voici une série de photos en plus ou moins gros plan pour apprécier la finition de plus près.


 
Encore un peu de grain malgré les ponçages entre chaque couche...


 

 
Les supports en bois ont eux aussi été vernis avec la station. J'ai utlisé un vernis aquaréthane chène clair, le même que pour les panneaux extérieurs.


 
J'ai l'impression que le vernis se tend mieux que la peinture...


 

 

 

 
C'est toujours compliqué de travailler du pin massif, on n'est pas à l'abir des éclats...


 

 

 
Sur la face arrière : trop de peinture+application trop près = peau d'orange. Pas très beau :(


 
En lumière rasante, la peinture révèle bien son aspect satiné et une face lisse.


 
On dirait un éclairage d'antiquaire, avec ces couleurs très chaudes...En arrière plan, c'est le meuble aquarium qui attends lui aussi ses deux couches de vernis de rénovation.
On retrouve sur les portes la forme de S qui signe chacune de mes réalisations...


 
Assez attendu, la peinture est sèche, le vernis aussi, il est maintenant temps d'intégrer le salon.


 

 

 
et de mettre en place les bibliothèques dessus. ces dernière tiennent avec du "blue tac", c'est très efficace.
Pour les observateurs, les HP ont changé depuis la photo où j'ai posé l'enceinte sur les pieds en cours de construction.
On est passé des Atohm sirocco à des Icela2K, une version personnelle des SA2K avec HP scanspeak.


 
Les voilà en oeuvre dans le salon.


 

 Qu'en est-il de l'efficacité de ces pieds???Pour être honnète, il faudrait non pas les comparer à mes anciens pieds dont les caractéristiques acoustiques étaient catastrophiques, mais plutôt à de vrais pieds passifs, lourds et inertes.
Quoi qu'il en soit, les écoutes sont très belles avec ces pieds, c'est tout simplement beau, la musique semble "nettoyée", plus précise que ce que je connaissais avant.
Bref, je suis positivement emballé, et accessoirement, je les trouve assez design, ce qui ne gache rien pour les faire accepter dans une pièce à vivre...

Petit complément d'informations. Voici une photo des vrais magic stand de Jean-Marie REYNAUD. On voit bien les différences au niveau de la base mais également le positionnement des planches du résonnateur.



Je vous rajoute les caractéristiques que j'ai trouvées sur le Net pour ces pieds.



 

 

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2 novembre 2006 4 02 /11 /novembre /2006 13:57

Une histoire d'établi...

C'est bien beau d'avoir un garage pour bricoler, il n'en reste pas moins que dès qu'on commence à le remplir comme un oeuf,
il devient difficile de trouver ce que l'on cherche.
Accessoirement, c'est de la surface de travail que je cherche en général,
quand ce n'est pas le carton qui est derrière mon établi constitué d'une planche et deux tréteaux, et là, c'est un vrai bonheur de tout bouger....

Il fallait prendre le toureau par les cornes, ce que j'ai fait.
J'ai décidé de mener à bien un projet que j'ai dans les cartons depuis quelques temps : me construire un établi sur mesure avec 2 critères très importants :

1 : qu'il soit monté sur roulettes afin de pouvoir le déplacer facilement dans le garage.
2 : qu'il soit assez grand pour permettre le rangement de mon tour à bois.

Vu le tarif des établis (certes en vrai bois) que j’ai pu trouver dans le commerce, j’ai fait ma liste de courses chez brico.
J’en ai ramené 3 plateaux en aggloméré, 3 poutres en sapin, une brassée de tasseaux en pin, des tourillons, et 4 roulettes.
Il ne me reste plus qu’à assembler tout ce beau monde selon les plans que j’ai tracés…

La première étape a consisté à couper les bastaings aux bonnes dimensions, en gérant au mieux les chutes.
Ensuite, vient le temps des premiers essais à blanc, histoire de vérifier que je ne me suis pas planté dans les calculs et les découpes.


Ca, ce sont les morceaux de bois déjà coupés qui attendent leur tour...


Comme je n'ai pas énormément de temps pour faire les assemblages dans les règles de l'art (tenons et mortaises),
j'ai pris l'option de faire un assemblage par tourillons.


Et pour que ça tienne bien , j'ai mis 4 tourillons par jonction, ils font 5 cm de long, donc 2.5 cm dans chaque section,
c'est largement suffisant.


Ce sont quand même des tourillons de 10mm, Ca devrait tenir.
Pour info, les poteaux qui vont supporter la charge sont de section carrée 10x10 cm.


Bon, jouer à blanc, ça va bien deux secondes mais il faut passer aux choses sérieuses.
Je colle donc successivement les deux échelles de l'établi.
La partie haute est une chute en 10x10, et les deux autres sont en 6x7.


Puis au tour du premier niveau qui va supporter le plateau supérieur.
Cette ceinture qui va supporter le plateau supérieure est faîte pour les longerons avec des tasseaux de 6x7 cm,
et la jonction centrale est une chute des poteaux en 10x10. Il faut optimiser les chutes pour optimiser le coût.
Les assemblages se font toujours avec des tourillons plus collage.
Je n'ai pas pris de photo mais j'ai utilisé pour les assemblages des ceintures intermédiaires des tourillons de 14mm de diamètre,
par contre, il n'y en a qu'un par jonction.


Jecontinue avec le deuxième niveau dont la charge sera plus light.
Pour cette raison, les tasseaux de support sont également de section plus faible. Ils font 4x5 cm.


Et enfin le niveau du bas qui va accueillir le tour, donc 3 renforts, mais je n'ai pas de photo de cette étape.
On est toujours en 4x5 cm pour la taille des tasseaux.
Ensuite, c'est la découpe à mesure et la mise en place des plateaux sur les étages intermédiaires, puis la mise en place des roulettes.
Les planches qui ont servi à faire le plateau du bas sont en fait issues des chutes de la découpe des plateaux du dessus (économie et optimisation).


On remarque d'ailleurs sur cette photo les renforts de l'étage du bas...


Les planches que j'ai achetées pour les plateaux sont en 92,5 cm de large,.
Je les ramènent à 80 cm, ce qui est déjà beaucoup plus que les dimensions courantes...


Maintenant que ma structure est mobile, je peux fixer le plateau de travail composé de deux épaisseurs.
La première épaisseur est solidement vissée à la structure, dont au niveau de chaque pied 2 vis de 10 cm de long, va pas bouger le plateau :)
Je visse également abondamment le plateau à la ceinture de soutien pour avoir une meilleure rigidité de l'ensemble.
Les plateaux intermédiaires ont été vissés avec le même soin, on le voit sur les photos suivantes.
Les trous des vis sont fraisés pour que les vis affleurent, et je finis le vissage à la main pour ne pas foirer le bois.


Le deuxième plateau est collé sous pression au premier, et maintenu par 4 tourillons pour éviter les glissements lors du collage...
J'ai pris ce que j'avais de disponible rapidement sous la main pour faire du lourd, je vous laisse faire l'inventaire...
Au fait, contrairement à ce que la photo peut laisser supposer, les bastaings sont bien droits, c'est l'effet du grand angle qui arrondit...


Pour le moment, j'y ai consacré un dimanche après-midi entier, plus 1/2 heure chaque soir de la semaine pour la mise en colle,
puis 24 h de séchage sous pression à chaque fois...
Pour les observateurs, et je sais qu'il y en a, c'est normal que le plateau ne soit pas fixé de façon symétrique sur le chassis,
il déborde de 19 cm sur la gauche et seulement 5 sur la droite...c'est voulu, vous aurez l'explication un peu plus tard...
Et je prévois d'ores et déjà l'emplacement d'une presse future...

Autre astuce, pour ne pas avoir à déplacer le petit établi workmate d'appoint à chaque fois,
il suffit de le fixer sur l'établi en prenant le plateau de ce dernier dans les machoires du premier.
D'ailleurs, sa future place sera très certainement non pas sur le côté (j'ai d'autres projets de ce côté là) mais plutôt en face de la zone de travail,
ça me fera par la même occasion une planche verticale sur le fond de la zone de travail...


Quand on passe de l'autre côté de l'établi, on retrouve caché au rez de chaussée mon fameux tour (et oui, cahier des charges...)



Quelques photos en vrac sous différentes coutures, notez l'utilisaton maximale de la structure, très pratique pour fixer ma règle par exemple...




Un plateau épais en aggloméré, c'est costaud, mais c'est par beau, ni agréable.
J'ai donc choisi un habillage qui soit facile à poser, facile à changer, esthétique, agréable pour travailler et accessoirement pas cher.
Mon choix s'est tourné vers du parquet flottant stratifié premier prix couleur hêtre.
Il est vissé sur les plateaux en agglo pour ne pas bouger.



Et comme c'est un établi pratique et économique, je recycle les chutes.


Dans la famille des options qui facilitent la vie, je demande le range tréteaux.
Plutôt que devoir les bouger à chaque fois qu'ils me dérangent, et c'est régulier, j'ai décidé de les intégrer à l'établi, sur le côté gauche.



Pour être sûr qu'ils ne bougeront pas, il suffit de mettre une goupille, ou les coincer avec le wollcraft...



La mise en place est très simple : 2 équerres de récupération et 6 vis, le tout positionné au bon endroit....

Sur la photo du dessus, on voit très bien une épaisseur de couleur grise au niveau du plateau de l'établi :
il s'agit de la sous couche en espèce de mousse du parquet premier prix.
Je l'avais laissée lors de la pose du parquet en me disant que ça aller amortir les chocs...Très mauvaise idée.
En effet à l'endroit des vis, la mousse s'écrase un peu ce qui fait que le plateau gondole un peu.
J'ai donc pris un ciseau à bois dédié à ce genre d'opération, et j'ai viré cette couche de mousse, c'est bien mieux ainsi...
Cette petite modification m'a permis de mener à terme ma première option de l'établi...

La première option consiste à exploiter le côté droit de l'établi, celui dont le plateau ne dépasse que de 5 cm de la structure...

Première étape, fixer à la bonne hauteur (très important) deuxcrémaillères sur les poteaux latéraux.
Il faut être extrèmement précis sur la hauteur de fixation de ces crémaillères.
Pour arriver à mes fins, j'ai tuilisé des serre-joints "une-main" pour maintenir en place mes crémaillères au moment de la fixation.
Puis, vissage avec de grosses vis à tous les emplacements possibles.


Puis, sur la plaque reconstituée avec les chutes d'aggloméré et de parquet, je fixe de solides consoles, très solides...Elles font 50 cm de long.


La suite vous la devinez, je peux fixer cette planche sur les échelles, en bas...Ou alors en haut...



Ou bien sur deux crans bien précis qui vont me permettre de mettre ma table à défoncer,
exactement dans le prolongement de l'établi (pour les pièces longues par exemple).
C'est pour cette utilisation que j'ai pris beaucoup de temps pour fixer soigneusement les crémaillères à la bonne hauteur.



Ainsi, le plateau de la table à défoncer comme l'établi sont parfaitement dans la continuité l'un de l'autre.
Je suis assez content de mon travail d'alignement...
Pour ceux qui m'ont posé la question, ce n'est donc pas une question de chance ou de hasard ;)




L'option 2 réside dans la fixation d'autres crémaillèreses, mais cette fois-ci côté face avant de l'établi.


Sur le même principe, je vais pouvoir fixer dessus desconsoles amovibles, à la hauteur que je souhaite.
Cette configuration va me permettre, par exemple, d'y poser mon tour, à la hauteur de travail que je veux...


Bien, j'ai pris un peu de temps pour contre coller deux planches d'aggloméré qui vont me servir de support pour le tour.
Je peux donc mettre cette planche tout en haut.


Mais également plus bas,


Mais surtout à la hauteur que je souhaite pour mon tour.



Ainsi, plus facile d'usiner des pièces à l'Iceladette,


Vous êtes nombreux à vouloir en savoir plus sur cet établi, notamment ses dimensions.
Voici donc quelques éléments de réponse.
Le plateau du dessus mesure 81 cm de profondeur, sur 1m81 de large sur 45 mm d'épaisseur.
Les plateaux intermédiaires mesurent 64 cm de profondeur sur 1m38 de large et font 22mm d'épaisseur
Les poteaux qui supportent l'établi sont carrés de section 10x10 cm.
La ceinture sui supporte le plateau est faite avec des tasseaux de 7x6 cm.
La hauteur utile du plateau du bas est de 37 cm, et celle du plateau du haut est de 20 cm.
Le plateau est décalé vers la gauche par rapport à la ceinture qui le supporte, avec 19 cm de décalage vers la gauche, il ne reste donc plus que 5 cm vers la droite.
Pour finir, l'établi est monté sur des roulettes de diamètre 7cm qui mettent le bas de la structure à 12 cm du sol.
Je vais repréciser dans les phases dela construction de l'établi ces différentes données, et je vais faire un schéma pour préciser les cotes.
Les dimensions de l'établi n'ont pas été entièrement dictées par les plans que j'avais fait,
j'ai modifié les cotes en fonction de la taille des matériaux que j'aipu trouver.

Une nouvelle option pour l'établi

Pour commencer, je visse des tasseaux sur le niveau inférieur de l'établi.
Ils recoivent la partie femelle d'un axe de glissière.


Je fixe la partie mâle de la glissière sur un plateau.


Ensuite je mets l'ensemble en place sur l'établi.


Il ne reste plus qu'à poser ma caisse à outils dessus.


Je peux ainsi la sortir facilement


Et accéder à son contenu rapidement


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20 décembre 2004 1 20 /12 /décembre /2004 00:00

La réalisation de la colonne pour éléments de HiFi



Après avoir vendu mon premier meuble Hifi, celui-ci


j'ai du cantonner tous les éléments dans un vieux meuble TV qui manquait cruellement de place...celui-là


Je me suis donc attelé à la conception et la réalisation d'un meuble qui pourrait accueillir tous les élements de  la chaîne. Comme j'avais déjà expérimenté le meuble TV faisant office de réceptacle pour les éléments Hifi, j'ai essayé dans ce projet de dissocier ces deux éléments et de regrouper tous les éléments HiFi dans une colonne (gain de place au sol). Deux maquettes à l'échelle 1/10 m'ont permis d'avoir une idée du rendu du projet au final et m'ont aidé dans la décision.

Vous remarquerez les électroniques reproduites également au 1/10, c'est ma femme qui s'en est occupée...

Le premier projet reprenait l'idée d'un seul meuble pour la TV et les électroniques


 Le deuxième projet scindait en deux les éléments, et c'est ce projet qui a été retenu.



Dans ma réflexion, je devais accorder les teintes de ce meuble à notre mobilier en merisier, et réfléchir à des dimensions pouvant être compatibles avec la place dont je disposais sur le balcon pour la construction (dans les 3m²) et la manipulation.

Par ailleurs, le meuble devait avoir une porte pour le protéger de la poussière mais aussi des petites mains curieuses, il devait être esthétique sur tous les côtés (même de derrière en cas de séparation de pièce) et être assez ventilé pour les appareils. Enfin, il devait être facile à déplacer d'où l'utilisation de roulettes...

Le concentré de toutes ces réflexions m'a amené à faire le meuble que je vous détaille en photos ci après, les différences par rapport à la maquette sont que je n'ai pas retenu pour des questions esthétiques la partie entourant la TV.

Afin d'assurer la rigidité du meuble, la planche du milieu est fixée de façon solidaire au reste de la structure. Cependant et comme il est possible de voir sur la photo, j'ai prévue que cette planche n'aille pas jusqu'au fond de sorte à de qu'il y ait assez de place pour faire passer les câbles.


L'expérience me montrera au moment de mettre les électroniques tout à la fin que je n'ai pas laissé assez de place pour les prises électriques avec une terre!!!

Sur les côtés mais également pour les portes arrières, on retrouve cette forme du S. Il y a trois raisons à celà.
1 - Depuis que je fais des meubles, tous font référence à cette forme, c'est comme une signature
2 - Sur les côtés, cette forme permet d'alléger le profil un peu massif sans la fragiliser.
3 - Cela me permet de créer un courant d'air latéral pour refroidir l'intérieur du meuble.



Pour la partie arrière, la gageure consistait à tailler dans une seule et même planche un cadre et deux jeux de portes, on remarque d'ailleurs que le fil du bois suit du haut en bas. Les quelques 160 trous pratiqués dans les 4 portes participent également à l'évacuation de l'air chaud et apportent une touche esthétique indéniable vu de derrière.


Une fois les portes ouvertes, l'accès à l'arrière des électroniques est tout à fait suffisant.


J'ai décidé sur ces meubles de vernir par avance les parties intérieures avant l'assemblage, d'un côté c'est plus facile à faire, et d'un autre les finitions sont ainsi meilleures pour ces parties toujours plus difficiles à atteindre une fois le meuble monté.

 

 

La phase de collage des premières planches est délicate car c'est à ce moment que se joue l'équerrage du meuble, il ne faut donc pas hésiter à prendre son temps et bien vérifier les angles. On voir sur la partie supérieure gauche du cadre arrière que le bois c'est fendu lors de la mise en pression, ce qui est normal vu le fil du bois!!! Toutes ces petites surprises m'ont fait perdre du temps car je devais "réparer" au fur et à mesure.


Le collage du haut de l'enceinte permet de "vérrouiller" les côtés dans leur position définitive.


Vérification à blanc avant le collage de la planche du bas que tous est aligné et jointe.


Et là, je me rends compte que certaines planches ont "travaillé" ce qui se traduit par exemple par un léger décalage d'alignement au niveau des portes arrières, et un "gauchissement" de la structure.



Je dois donc mettre des cales et jouer sur l'élasticité de la structure pour coller la planche du bas et remettre tout en ligne...il faut y aller doucement, et écouter attentivement les craquements...Sueurs froides garanties...

 


Maintenant que tout est d'équerre, je passe à la mise en forme, et commence par arrondir au rabot à main, la planche du bas.



Puis je fixe le cache roulettes.



Vient ensuite le tour de la mise en forme de la planche du haut et la fixation des roulettes.
Vous pouvez remarquer en bas, sur le côté, un trou qui permettra de faire sortir les câbles, il y le même de l'autre côté.



La caisse étant terminée, je passe à la porte. Pour des raisons structurelles, elle ne sera articulée que par deux charnières placées aux extrémités hautes et basses de la porte. Cette dernière doit donc être suffisamment rigide mais rester légère.
Je décide donc de construire un cadre en baguettes de bois légères, sur la technique de l'encadrement, avec découpes et raccords à 45°. L'ensemble est maintenu en pression lors de la phase de collage avec une sangle à encadrement.

Gros plan sur le raccord du renfort dans la structure du cadre de porte. Remarquez au passage que j'ai passé tous les côtés à la fraise à 45° pour des raisons esthétiques.


Zoom sur un angle du cadre de porte.


Afin d'assurer la rigidité et la légèrete de la porte, j'ai choisi de mettre une plaque de plexyglass vissée directement à la structure du cadre, c'est en fait cette dernière qui assure la rigidité de l'ensemble. Par ailleurs, c'est moins dangereux que du verre quand on a des enfants...
On peut également voir sur la photo ci-dessous que le cadre de la porte a été raboté et arrondi afin de suivre l'arrondi des planches du haut et du bas. De la même manière, l'arrondi se poursuit jusqu'aux planches du côté.


Il ne reste plus qu'a vernir le cadre de la porte et mettre en place les planches intermédiaires (amovibles et réglables en hauteur).

 

Il ne reste plus qu'à mettre une lampe en haut pour éclairer l'intérieur du meuble à l'occasion des branchements et le tour est joué. On voit bien sur cette photo le positionnement des charnières et les vis qui maintiennent la plaque de plexy.


Et voilà ce que ça donne une fois rempli...

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